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#8mars – Le partage de la décision entre femmes et hommes, un enjeu international

#8mars – Le partage de la décision entre femmes et hommes, un enjeu international

La gouvernance partagée est un enjeu international et hautement d’actualité. La garantie de la mixité à tous les niveaux est une ambition défendue par de nombreux acteurs du secteur public et privé. En ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, mettons en lumière les actions en faveur d’une égalité femme-homme concrète et bénéficiant à tous.

Le 26 février dernier, l’association 2GAP (Gender & Governance Action Platform), dont Alter Egales est l’un des 37 membres fondateurs, a organisé, sous l’égide de l’O.N.U., une conférence sur « Le partage de la décision entre femmes et hommes : une opportunité pour l’Afrique ». Celle-ci s’ancrée dans le 7ème Forum Régional Africain sur le Développement Durable, en partenariat avec la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique(CEA) et l’Institut africain de développement économique et de planification (IDEP). Ce temps fort marqua d’autre part le lancement de la branche Afrique de 2GAP.
A l’échelle internationale, malgré de belles avancées, le taux d’activité féminine a reculé de 51% à 48% entre 2000 et 2020 (source Banque mondiale). En ce qui concerne l’éducation, 88% des femmes ont accès à l’école primaire, alors que 66% atteignent l’enseignement secondaire et seules 41% l’enseignement supérieur (source Forum Economique Mondial). Dans la sphère économique, 14% des entreprises sont détenues par des femmes et 18% ont une femme dans leur top management. Par ailleurs, les femmes occupent 36% des postes seniors.
En introduction, Nathalie Pilhes, présidente de 2GAP, a soutenu que l’égalité et la présence des femmes dans les instances de gouvernance, secteurs public et privé confondus, sont des enjeux d’intérêt général globaux.

Zoom sur le continent africain

Les Etats africains s’investissent dans la représentation accrue des femmes. Grâce notamment au travail de la CEA, qui vise à renforcer l’autonomisation des femmes. La commission constate que la présence des femmes dans les instances gouvernementales progresse. Elle projette un ratio de 24.9% en 2022. Un autre succès notable : l’élection en 2018 de la première femme Présidente de la République démocratique fédérale de l’Ethiopie, Sahle-Work Zewde.
Durant la conférence, les panélistes ont constaté qu’en Afrique, la majorité des femmes travaillent dans l’économie « informelle ». L’épidémie de la COVID-19 renforce d’autant plus les inégalités car les femmes exercent davantage dans les secteurs du commerce et du tourisme. Elles sont donc actuellement plus susceptibles de perdre leur emploi.
L’urgence est de remédier à ces disparités aggravées, en associant fortement les femmes dans les initiatives de reconstruction. Parmi les mesures privilégiées : investir dans le développement social et la croissance des capacités humaines, grâce notamment à la mise en place de programmes de formation.
D’autre part, l’éducation citoyenne impacte positivement l’évolution de l’égalité femmes-hommes. Elle se transmet dans les environnements familiaux et scolaires et au travers des politiques publiques. Les Etats ont rôle déterminant à jouer afin de promouvoir l’égalité et la mixité, dès le plus jeune âge.

« Nous devons à nos jeunes filles de développer de meilleurs systèmes visant à favoriser l’égalité entre les hommes et les femmes en Afrique ».
Thokozile Ruzvidzo, Directrice de la Division genre, pauvreté et politique sociale de la CEA.

Dans la sphère professionnelle et en politique, le leadership des femmes doit être renforcé. Deux clés pour y parvenir : la mise en lumière de femmes rôles modèles et la constitution de son propre réseau.

« Lorsque nous collaborons davantage, nous obtenons plus »
, a souligné Yinka Ajibola, présidente deBusiness Professionnel Women au Nigéria.
BPW est un réseau international qui œuvre pour le renforcement du nombre de femmes dans la sphère publique et économique, car cette progression a un effet positif d’entrainement au niveau national et global. Au Nigéria, cette association rassemble plus d’1,5 millions de femmes cheffes d’entreprise.
L’inégalité entre les sexes doit être prise en compte sous l’angle de la collaboration et non de la concurrence. Dans cette optique, les acteurs internationaux recommandent d’instaurer des dispositifs institutionnels et législatifs, afin de garantir des opportunités égales, aux femmes et aux hommes, d’accéder aux postes de pouvoir.
Cette ambition nécessite un travail collaboratif et engagé à l’échelon national et aussi diplomatique, comme l’ont expliqué Liévin Feliho, Président et Fondateur du Cercle Humaniste d’Engagement et de Réflexion sur l’Avenir de l’Afrique et Mustapha Sadni Jallab, responsable de la Division de recherche et de la formation de l’IDEP.
Piste complémentaire ? Remodeler l’état d’esprit, le mindset, des femmes elles-mêmes. Un « Yes, we can » franc, déterminé et invitant à prendre des risques, à oser !

#Alter Egales #International


Depuis 10 ans, Alter Egales défend ses valeurs cœurs : altérité, égalité et solidarité et agit en faveur de la mixité. En tant que membre actif de 2GAP, le réseau porte désormais son engagement au niveau international. Ceci se traduira notamment grâce à une participation, en juin 2021, à Paris, au Forum Génération Égalité. En partenariat avec la société civile, ce Forum est un rassemblement mondial pour l’égalité entre les femmes et les hommes, organisé par ONU Femmes et co-présidé par la France et le Mexique.
Alter Egales rejoint la dynamique du 8 mars et vous invite à agir ensemble, dans la même direction, afin de proposer et implémenter des mesures concrètes, innovantes, pour l’égalité et la mixité.

En ce 8 mars - Journée internationale des droits des femmes découvrez les profils des #FemmesPionnières en #France

Marie Ordas Monot

Marcelle Clavère

Sandrine Arpin

Alice Recoque

Irène Joliot-Curie

Mireille D’Aléo

Delphine d’Amarzit

Anne Chopinet

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