Alter Egales
Le réseau mixité
du groupe Caisse des Dépôts

Pourquoi y a-t-il si peu de femmes dans la tech ?

Nous ne sommes pas sans savoir que l’informatique est aujourd’hui majoritairement occupé par les hommes avec seulement 27% de femmes - et 16% quand on se focalise sur les fonctions techniques. Nous avons, pour certains d’entre nous, déjà eu la volonté d’embaucher une femme à une fonction technique mais avons pris conscience très rapidement que si elles sont si peu nombreuses sur le marché de l’emploi, c’est qu’elles sont très peu en école d’informatique. Explication.

 

Avant tout chose, pourquoi la mixité est-elle si importante ?

Il s’agit avant tout d’un enjeu de justice sociale. Il convient de donner les mêmes opportunités à tout le monde pour permettre à chacun de s’épanouir dans le métier de son choix. Notons que les métiers du numérique sont aussi souvent plus rémunérateurs.

Il s’agit aussi de répondre à un enjeu purement quantitatif. Les métiers du numérique sont des métiers en tension, il y a plus d’offres que de personnes formées. On ne peut pas se priver de la moitié de l’humanité.

Enfin, c’est un enjeu de performance pour le secteur. Une diversité de profil, permet une diversité de points de vues et ainsi une diversité de solutions proposées à un problème donné.

[Nous découvrirons d’autres raisons lors d’un futur article sur l’intelligence artificielle.]

 

Où sont les femmes ?

Prêtons-nous maintenant à un petit exercice consistant à citer cinq hommes dans la tech. Steve Jobs, Bill Gates, Elon Musk, Xavier Niels, Mark Zuckerberg. Plutôt facile n’est-ce pas ? Mais quand il s’agit de citer cinq femmes dans la tech, les choses se corsent... Et pourtant il y en a : Sheryl Sandberg (COO de Facebook), Marissa Mayer (CEO de Yahoo) ou encore Aruna Jayanthi (CEO de Capgemini) pour ne citer qu’elles !

Elles ne sont pas les premières et les femmes ont même été pionnières en informatique, petit flash-back.

L’informatique moderne est apparue au début des années 1940. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’armée a engagé des centaines de femmes pour résoudre des calculs complexes afin d’améliorer la précision des armes sur le champ de bataille. Parmi les grands noms : Hedy Lamarr dont le travail a été intégré à des technologies telles que le GPS et le WI-FI et Grace Hopper qui a ouvert la voie au langage de programmation moderne.

Tout au long des années 50 et 60, les femmes travaillaient souvent dans le software, tandis que les hommes étaient spécialisés dans le hardware. Pourquoi ? Parce que le software était perçu comme un travail propre, ne nécessitant pas une grande force physique et il permet même de travailler de chez soi.

A cette période, le magazine Cosmopolitan évoquait : “Il y a vingt ans, une fille pouvait être secrétaire, enseignante, assistante sociale ou infirmière. Maintenant sont venus les grands ordinateurs éblouissants et un tout nouveau type de travail pour les femmes - la programmation”, participant à cet engouement des femmes pour l’informatique. En 1984, le nombre de femmes diplômées en informatique atteignait 37%, soit près du double de ce qu’il est aujourd’hui.


Mais que s’est-il passé ?
Comment est-on passé de 37% dans les années 80 à plus de la moitié aujourd’hui ?

Rendez-vous dans la prochaine newsletter pour avoir la réponse. (2/3)

© Alter Egales – Caisse des Dépôts 2019