Alter Egales
Le réseau mixité
du groupe Caisse des Dépôts

Rachel Cascajo, rôle modèle du digital

L’incub’action Digital & Mixité vous propose ce second portrait de femmes vectrices de la transformation digitale au sein du Groupe. Rachel Cascajo, Responsable du département SI Finance, au sein du SGG, témoigne de son parcours et invite à davantage de mixité dans le domaine du numérique.

Qui êtes-vous ? Que faites-vous ? Dites-nous tout !

Ravie de retrouver Alter Egales pour cette interview. Je suis Rachel Cascajo, Responsable du département SI Finance, au sein du SGG. En résumé, au sein de la Direction des systèmes d’information, mon département couvre les fonctions liées à la gestion de portefeuilles d’actifs financiers cotés, le non coté, la trésorerie, le back office associé, la gestion actif/passif fonds d’épargne et section générale, la centralisation de l’épargne réglementée. Je pilote une équipe de cinquante personnes, mixte, et certains niveaux de responsabilités sont, à dominante féminine. Néanmoins, durant les comités stratégiques, je reste très souvent la seule femme !

Le domaine SI recoupe des fonctionnalités diverses, ainsi je suis en interaction permanente avec plusieurs directions métiers. La transversalité est mon fil directeur ! Le domaine SI est très riche et surtout en profonde transformation. Nous menons actuellement de nombreux projets qui mobilisent tous mes collaborateurs et des prestataires externes, comme sur le projet SIGMA par exemple.

Complétez la phrase suivante : « Je ne serais pas arrivée là, si... »

Si je n’avais pas fait d’études scientifiques et informatiques ! Ce sont mes professeurs au lycée et à l’université que je dois remercier pour cela. L’informatique était alors un nouveau secteur, avec de belles opportunités. Ma curiosité et mon appétence pour les mathématiques, la logique et les résultats concrets m’y ont poussé. Certes durant ce cursus, j’avais peu de camarades féminines ! Néanmoins, je ne me suis jamais sentie hors scope ou pas à ma place. Mon côté direct, mon esprit rationnel et ma capacité d’écoute m’ont permis de gravir les échelons sans difficultés.

L’informatique est un domaine très varié, qui contient divers métiers et spécialités. Les sujets y sont techniques, parfois complexes, d’où l’importance de l’esprit d’équipe et de développer les projets au sein d’équipes soudées, investies et mixtes. Chaque collaborateur, chaque expertise compte. A ce propos, les qualités d’empathie et d’humilité des coéquipières féminines sont primordiales. Vous m’accorderez ce cliché, que les femmes ont moins d’Ego !

Pour vous, pourquoi est-ce essentiel qu’il y ait plus de mixité dans le digital ?

La mixité permet d’appréhender les choses différemment, d’agrandir le champ des possibles, d’innover et de sortir du cadre. A mon sens, les femmes recherchent du sens et de l’action dans leur environnement professionnel. Elles sont orientées vers le résultat final, l’intérêt général et moins souvent vers la réussite personnelle. Et comme je vous l’évoquais, l’informatique doit jouer collectif. Donc plus de femmes dans le digital = plus de projets d’entreprises fructueux et réussis ! Tout le monde est gagnant.

Il faut parfois accompagner les femmes afin qu’elles gravissent les marches dans le digital. Ainsi, il y a quelques années, dans le cadre du programme FIDES d’Alter Egales, j’ai mentoré une jeune femme de la BPI. Nous avons beaucoup appris mutuellement !

Observez-vous une prise de conscience sur ce sujet au sein de la Caisse des dépôts et des Consignations ?

Je suis d’un tempérament optimiste et positif, alors, oui la parité progresse au sein du groupe CDC. Grâce à l’implication de la DRH et de la Direction, les chiffres évoluent dans le bon sens. D’ailleurs, excusez-moi messieurs, mais les nominations féminines à des postes clés sont nécessaires pour faire bouger les lignes de la mixité ! En prenant part au lancement du dernier vivier perspective Groupe, je fus ravie de constater que la parité était bien respectée.

Pour la génération Y, la mixité des métiers et notamment ceux du digital est naturelle et primordiale. Le digital a longtemps souffert de l’image du geek, d’un monde complexe et à prédominance masculine. Heureusement les mentalités ont évolué ! Le digital ce n’est pas que les GAFA et Big Brother. Il regorge de fonctionnalités pertinentes, utiles à l’économie, à la santé, à la société. Les nouvelles technologies sont ouvertes sur le monde. En outre, je suis convaincue que les femmes peuvent contribuer à améliorer davantage l’image du digital, lui donner plus de sens et mettre en valeur ses services remarquables pour tous.

Que diriez-vous à une jeune femme pour susciter son envie de s’orienter dans le digital ?

Cette question est intéressante car j’y ai été confrontée récemment pour conseiller ma nièce dans ses choix d’études. Il ne faut pas avoir peur et oser ce chemin malgré sa connotation très masculine. Premièrement, pour s’orienter dans le digital, il est préférable d’avoir une appétence pour les mathématiques, un esprit structuré et de l’imagination. Deuxièmement, le digital offre aux femmes une opportunité de s’épanouir et de travailler sur des projets concrets, utiles pour l’ensemble de la population. Le digital a des potentialités immenses et une femme pourra y trouver du sens et le sentiment d’œuvrer pour l’intérêt général.

Portrait chinois | Si j’étais...

une technologie : Internet, pour son accès généralisé au savoir. Mais attention aux dérives !
une start-up : une start-up du domaine de la santé. La situation actuelle nous fait prendre conscience que sans la santé, l’économie décline. Ma start-up collecterait des données afin de localiser les endroits où mobiliser davantage de moyens sanitaires pour endiguer l’épidémie. Je veillerai aussi à la confidentialité de ces données, au nom de la liberté individuelle !!
un leitmotiv : Ne pas avoir peur des nouvelles technologies. En somme, elles ne sont que les conséquences d’actions humaines.

Rachel Cascajo, rôle modèle du digital

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