[Portraits] L'audace se raconte au féminin : 8 femmes qui osent !
Région et filiale
Publié le 23/03/2026
Elles ont osé changer de voie. Elles ont osé prendre des responsabilités. Elles ont osé sortir du cadre. Sfil met à l’honneur 8 femmes qui travaillent ou ont travaillé chez Sfil et au sein du groupe Caisse des Dépôts. Chacune a fait des choix. Parfois évidents. Parfois courageux. Toujours déterminants. Huit trajectoires singulières. Huit manières d’incarner l’engagement, la mobilité, la conviction.
Aurélie Niel : « Loin d’être grave, se tromper, c’est toujours bénéfique »
Aurélie, elle, a osé deux fois. Une fois pour quitter son domaine d’expertise, une fois pour y revenir. Ça compte ? Bien sûr. « Ce que j’appelle « oser » dans le travail, c’est se mettre un peu en danger et, volontairement, aller vers de l’inconfort alors qu’évidemment comme tout le monde, j’aime bien le confort ». Deux changements, donc, dont « un pas de côté », mais des objectifs communs : apprendre, progresser et s’épanouir.
Aurélie a beaucoup apprécié ses cinq années à la maîtrise d’ouvrage de la DSI de Sfil. « J’ai adoré, je travaillais beaucoup, j’ai notamment piloté le projet de changement de notre outil pour les opérations de marché », raconte-t-elle. Jusqu’à ce que ce plaisir s’émousse et que le besoin de changer apparaisse de nouveau. « On m’a proposé un poste à la DRH, sur la conduite du changement. Très différent de tout ce que j’avais fait jusque-là. J’ai été flattée par cette proposition tout en étant emplie de doutes. J’ai néanmoins osé », se souvient-elle.
La mobilité, moteur de nouvelles compétences
Bilan : « J’ai appris plein de choses, dans un environnement bienveillant et stimulant », déclare Aurélie. « Mais après trois ans, j’ai réussi à formuler que j’avais envie de retourner à la DSI », ajoute-t-elle. « Heureusement que Sfil accompagne volontiers les mobilités. C’est important d’avoir un interlocuteur pour se poser les bonnes questions ». Une première proposition de retour à la DSI de Sfil lui fait prendre conscience qu’elle souhaite retrouver les sujets IT certes, mais aussi continuer à apprendre, à développer de nouvelles compétences.
Grâce à la politique de mobilité groupe, Aurélie se voit proposer un nouveau poste … à la DSI de la Caisse des Dépôts. « C’était un très gros défi : une équipe plus importante, un niveau hiérarchique plus élevé, un environnement différent dans lequel je me sentais sans repère », raconte-t-elle. « Mais j’ai été très bien accompagnée », explique-t-elle. Aujourd’hui, elle se félicite « d’avoir dépassé sa peur. Je suis ravie. Acquérir de nouvelles compétences, changer d’environnement, accroît notre confiance ».
Conclusion : « On ne regrette jamais d’avoir osé bouger, on en tire toujours quelque chose », affirme Aurélie. La preuve : son expérience en conduite du changement a intéressé les recruteurs de la CDC pour son poste à la DSI. « Et effectivement, cela m’est très utile », assure-t-elle. Un conseil pour celles qui hésiteraient ? « Partager ses questions et ses doutes avec son réseau, ses anciens chefs, son entourage … cela fait avancer le cheminement et évite d’être trompée par notre propre perception de nous-même ».
Caroline de Marqueissac : « Osons pousser une porte, puis une autre si nécessaire, rien n’est irréversible »
Caroline croit au temps long, à la construction et à la transmission. C’est peut-être pour cela qu’elle a passé 15 ans dans le même cabinet de conseil avant de changer d’employeur. « J’ai osé partir, quitter ma première boîte, où j’avais commencé comme stagiaire et étais devenue manager d’une équipe », se souvient-elle. « Mais j’avais envie de bouger et c’était le bon moment dans ma vie professionnelle comme personnelle. La fin d’un cycle », ajoute-t-elle. Direction La Banque Postale, le même écosystème que ses missions de consultante, mais un environnement très différent.
« Il m’a fallu réapprendre, retrouver une place, gagner la confiance, dans une grande structure, avec des codes différents, des processus de décisions plus longs … », raconte Caroline. « Mais quel plaisir ! », ajoute-t-elle tout de suite. « Élargir mon horizon avec des acteurs qui font plein de métiers, dans un environnement avec beaucoup d’expertise, un sens fort de l’intérêt général et orienté client… Je ne me doutais pas que cela me ferait autant de bien d’évoluer ailleurs », souligne-t-elle.
Ne plus avoir peur du changement
Le virus du changement était contracté. Deux ans plus tard, une nouvelle proposition arrive, toujours dans le monde de la banque et du secteur public. « J’ai vraiment hésité. D’abord parce que c’était rapide, ensuite parce que j’étais enceinte », sourit Caroline. « J’ai osé l’annoncer, et Sfil a osé m’embaucher », ajoute-t-elle. La condition nécessaire : « le soutien de mon compagnon », souligne-t-elle.
Bilan : « Je découvre tous les maillons de la chaîne bancaire. Je me déplace régulièrement, je garde ainsi une attache avec le terrain, avec nos clients finaux, les collectivités locales et les hôpitaux qui empruntent pour financer les services publics. J’adore cela ».
Le virus du changement, quant à lui, s’est installé. « Avec les carrières professionnelles qui s’allongent, peut-être qu’un jour je changerai complétement de domaine. Ces mouvements m’ont montré que je peux trouver ma place ailleurs. C’est agréable », conclut Caroline. Un conseil pour celles et ceux qui seraient face à un choix ? « Ne jamais hésiter à prendre l’avis de ses proches pour faire mûrir sa réflexion. Ils nous connaissent bien, c’est très utile », affirme-t-elle. Et encore ? « Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises décisions. On peut pousser une porte, et si on se rend compte que ce n’est pas vraiment ce qu’on veut, on en poussera une autre », assure-t-elle.
Dieynaba Ndoye : « Oser, oser, oser … sans trembler »
Ce pourrait être la devise de Dieynaba, qui s’amuse à paraphraser « Tremblez mais oser », un ouvrage écrit par Susan Jeffers. Il faut dire qu’elle a osé, Dieynaba, et plusieurs fois. « À chaque fois que j’ai changé de poste et/ou d’employeur, j’ai la sensation d’avoir osé. Parce qu’à chaque fois, je quitte un certain confort, un terrain connu. C’est toujours un challenge, une remise en cause d’une partie de soi », affirme Dieynaba, Directrice communication financière & extra financière chez Sfil.
Mais cela ne l’arrête pas. « J’ai cette envie, ou cette nécessité, de bouger, pour continuer à apprendre, et à grandir professionnellement », explique-t-elle. Dieynaba a rejoint Sfil mi-2022, après un premier passage dans l’établissement au moment de sa création, en 2013. « J’avais alors quitté un cabinet d’audit bien implanté pour intégrer une jeune structure qui se mettait en place, un vrai pari », se souvient-elle.
« Lorsque je sens que j’atteins certaines limites, le mouvement se fait naturellement. J’en ai pris conscience récemment. En revanche, je suis plutôt maintenant sur la stabilité dans le mouvement : j’ai récemment saisi une opportunité en proposant mon expertise pour conduire des projets qui ne sont pas dans mon périmètre d’actions direct », sourit Dieynaba. Pour autant, doutes et appréhensions ne sont pas absents. « J’ai des doutes à chaque fois. J’ai appris à les apprivoiser, cela veut juste dire que l’enjeu est important. Mais après le premier changement, qui a été le plus compliqué, j’ai gagné en confiance. Maintenant, quand je me retourne, je me dis « cela m’a réussi ». C’est encourageant », se félicite-t-elle.
Le changement : moteur de l’évolution professionnelle
Que lui apportent ces mouvements ? « Ces étapes m’ont permis de progresser professionnellement ». Et d’appréhender de nouveaux domaines. « Après une formation et de premières expériences dans les secteurs financiers et comptables, j’ai pu, à l’occasion d’un changement de poste, travailler sur des sujets ESG. Je m’appuie sur ces deux expertises dans mon poste actuel », explique Dieynaba.
Conclusion : « Cela peut être plus ou moins difficile, mais au bout du compte, de mon expérience, changer a toujours été bénéfique », assure-t-elle. Et surtout, ces mouvements lui ont apporté sérénité et confiance dans sa vie professionnelle comme personnelle. « Je me connais mieux. Je sais ce qui me plaît et ce qui me plaît moins. Et surtout, je sais que je peux choisir et ne pas subir les circonstances », se réjouit-elle.
Inès Genies : « On ose, puis on découvre qu’on a les ressources en soi »
C’est ce qui est apparu à Iris. Une « bonne surprise », souligne-t-elle, après avoir accepté un poste où « tout, absolument tout, était nouveau. Un vrai défi ! ». Après 13 ans au sein de la Caisse des dépôts en tant que juriste, Iris a pris, en novembre dernier, le poste de « directrice juridique Financements » à la Sfil. « Une nouvelle entité, une nouvelle équipe, de nouveaux dossiers, de nouveaux process et, de surcroît, un poste de management. Tout est une découverte », explique-t-elle.
« Chaque jour est différent ». C’est stimulant mais cela peut faire peur, de loin. « Rassurons-nous, nous avons les outils en soi. Nous pouvons compter sur notre formation, notre expérience, nos expertises, notre ouverture d’esprit. C’est dans ces moments de grands changements que nous prenons conscience que nous avons les ressources en nous, quels que soient nos doutes préalables », souligne-t-elle.
Oser s’inspirer d’autres parcours féminins
Qu’est-ce qui a mené Iris à oser franchir le pas ? « D’abord, une envie de nouveauté, même si je n’avais pas d’idée précise sur la suite ». « Puis, ce qui a déclenché le mouvement, c’est de me sentir prête, prête dans ma vie professionnelle mais aussi par rapport à ma vie personnelle », explique-t-elle. Ses enfants, à qui elle « ne demandait pas l’autorisation », la lui ont néanmoins donnée. « Tous les feux étaient au vert », résume-t-elle.
Autre facteur déterminant : son entourage professionnel, et en particulier « des femmes qui avaient osé ». « J’ai l’immense chance d’avoir croisé des profils féminins qui m’ont guidée dans mes choix professionnels », déclare-t-elle. « C’est très important pour nous les femmes, qui sommes souvent très critiques envers nous-même, de bénéficier de l’appui et de l’exemple d’autres femmes, une sorte de mentorat féminin », estime Iris.
Alors, au bout de quelques mois, comment vit-elle le changement ? « C’est bien, ça bouscule ! », s’exclame-t-elle. « Un nouveau cadre, de nouveaux axes, nous mènent à nous réinterroger sur la façon de travailler. Et également à réfléchir à ce qu’on peut apporter à la nouvelle équipe », explique-t-elle. « On apprend aussi sur soi, sur nos forces, nos préférences, nos limites. On apprend à trouver une forme de satisfaction dans nos petites victoires ».
Un conseil pour des femmes qui se retrouveraient face à un tel choix ? « Ma devise a toujours été de privilégier les remords aux regrets. Si l’envie est là, si elle est forte et qu’on se sent prêt, il faut peser le pour et le contre, bien sûr, puis il faut se lancer », encourage Iris.
Lucie Oberquoi : « Oser le changement, pour garder une dynamique et rester en adéquation avec soi-même »
Lucie n’a cessé de changer de métier ou d’employeur, sans presque avoir la sensation d’avoir dû « oser ». C’est d’ailleurs un mot qu’elle ne prononce pas, ou peu. Et pourtant, son parcours parle de lui-même : assistante, puis commerciale, analyste risque de crédit, avec une reprise d’études en parallèle, puis auditeur interne. « Le monde bancaire offre une diversité de métiers intéressants et permet souvent des passerelles entre eux », souligne-t-elle.
En 2022, après près de 10 ans chez Sfil, Lucie a choisi la mobilité Groupe pour rejoindre l’audit interne de la Caisse des Dépôts. « Poursuivre dans un groupe œuvrant pour l’intérêt général était un critère important pour moi, avec l’envie de découvrir un autre environnement, d’autres méthodes de travail, et d’autres métiers à auditer », explique-t-elle.
Certes, la mobilité interne facilite les transitions. Mais changer de métier au sein d’une entreprise n’est pas tout à fait la même chose que de changer d’entreprise, en gardant le même métier. « Dans les deux cas, c’est beaucoup de travail pour être opérationnelle rapidement », concède-t-elle. Mais la satisfaction est là. « Je dois beaucoup aux personnes avec lesquelles j’ai travaillé, qui m’ont énormément apporté, et aussi à mon entourage proche, toujours prêt à me soutenir », ajoute-t- elle.
Son moteur ? La curiosité ! « Après mon master, j’ai eu envie d’étendre ma vision à l’entreprise au sens large, l’audit interne est l’un des métiers qui le permet. J’aime rencontrer les gens, découvrir leurs métiers, c’est passionnant », souligne-t-elle.
Assumer ses choix de métier et avancer
Ces changements à répétition ont-ils été synonymes de prises de risque ? « Pas vraiment. Le monde bancaire est très aidant, même si on hésite parfois à changer par peur de l’inconnu ». Oser changer, c’est prendre le juste risque selon ses capacités et sa situation à un instant T, et ça se prépare. « Je me suis toujours appuyée sur un pilier, que ce soient des acquis liés à la culture d’entreprise, ou une méthode de travail, sans compter un enthousiasme à toute épreuve », explique-t-elle. « Le plus difficile est d’oser changer lorsque tout va bien, mais si c’est pour découvrir de nouveaux horizons, ou se recentrer sur ses priorités, ça vaut la peine », ajoute-t-elle.
Un message à celles et ceux qui seraient face à un choix ? « Choisir, c’est renoncer, j’ai souvent entendu cette phrase. Le plus important, c’est de ne pas regretter ses choix, les assumer permet d’avancer. Se tromper, cela arrive, ne pas être retenu aussi, mais on en tire toujours des enseignements pour mieux rebondir », affirme Lucie. Quoi qu’il en soit, « il faut oser le changement, pour garder une dynamique et rester en adéquation avec soi-même », conclut-elle.
Lucile Le Bouedec : « Croire en soi et écouter son instinct »
C’est le conseil que donnerait Lucile Le Bouedec à de jeunes collaborateurs qui, comme elle, en début de carrière, ne se sentiraient plus complétement alignés avec leur poste ou son environnement. Et pourtant, quitter son premier employeur, « c’est le saut dans l’inconnu », se souvient-elle. D’autant que Lucile, qui a rejoint la Sfil en alternance fin 2020, avait « bénéficié d’un management très bienveillant » dans le contexte très particulier des confinements successifs. « Des moments pas faciles pour débuter mais qui se sont très bien passés grâce à des managers qui m’ont accompagnée, qui m’ont porté beaucoup d’attention ».
Lucile, diplômée de Sciences Po Rennes, a ainsi passé trois ans à la direction technologie et organisation (DTO), en charge des process, avant de rejoindre la direction de la transformation. « L’appui que m’a fourni le management sur ces premiers postes s’est révélé capital. Cela m’a permis d’affermir ma confiance en moi et m’a donné l’élan pour bouger ». Au bout de quatre ans, Lucile a eu en effet « envie de voir autre chose ».
« Une décision difficile à prendre parce qu’on a un lien particulier avec sa première entreprise », explique-t-elle. « Cela me semblait un peu une gageure de trouver un nouveau poste avec autant de sens, de valeur et de missions intéressantes ».
Oser répondre à l’appel du changement
Et pourtant, l’envie de changer l’emporte. « J’ai participé à un Forum Mobilité organisé par le groupe Caisse des dépôts qui nous présentait les différentes filiales et les postes ouverts », raconte Lucile.
Une offre de la SCET, cabinet de conseil rattaché à la Banque des Territoires, attire son attention. En septembre 2024, Lucile rejoint cette structure comme « chargée de performance ». Une création de poste. « J’étais toute seule au départ. Un vrai défi pour moi qui avait apprécié le travail en équipe. Il a fallu que je sois très rapidement autonome ».
Aujourd’hui, Lucile est devenue manager. Ses missions se sont élargies, ses sujets aussi. « Je travaille sur des projets transversaux qui touchent aux process, mais aussi à la RSE ou à l’IA », souligne-t-elle. Le tout, dans un univers différent, de jeunes consultants.
Si elle avait un message à transmettre à ceux qui hésiteraient devant un tel mouvement ? « Je leur dirais qu’on a tous les capacités de changer, que ce soit pour exercer un poste équivalent dans une autre entreprise ou pour opérer des bifurcations professionnelles plus importantes. Si l’envie est là, il faut écouter cette petite voix en nous et, peut-être, ne pas trop se poser de questions. Il y a toujours des personnes pour nous aider à l’atterrissage ! ».
Maya Brahimi : « Oser n’est pas un impératif, c’est savoir quand avancer, en restant aligné et fidèle à soi-même »
En 2021, quelques mois après son arrivée chez Sfil, Maya a accepté de prendre en charge un sujet émergent, celui des risques climatiques, c’était le bon moment : « J’étais dans un contexte professionnel et personnel propice », confirme-t-elle. C’est un facteur décisif, pour elle. Et pourtant, « c’était un vrai pas hors de ma zone de confort, à la fois par la technicité du sujet que par les enjeux qu’il portait », explique-t-elle.
« J’ai dû apprendre vite, accepter mes limites et construire progressivement ma légitimité ». Autrement dit, Maya a « fait confiance au processus plutôt qu’à l’expertise immédiate ». D’autant qu’à l’époque, c’était un sujet encore récent dans le secteur bancaire « ce qui le rendait plus accessible d’un certain côté, mais pas moins intimidant pour moi », précise-t-elle. Heureusement, « mon environnement personnel et professionnel m’offrait à la fois la stabilité et un cadre propice à l’apprentissage. Oser suppose aussi d’en avoir les moyens, et à ce moment-là, je les avais », ajoute-t-elle.
Et puis, Maya est convaincue de la nécessité de continuer à apprendre. « Il y a dix ans un conférencier expliquait que, face aux transformations du monde dans lequel on vit, ce qui va réellement faire la différence, ce n’est pas tant le savoir déjà acquis, que la capacité à acquérir de nouvelles connaissances sur des nouveaux sujets », se souvient-elle. « Il a verbalisé quelque chose qui a toujours été profondément ancré en moi », explique-t-elle. « Dans un monde où tout évolue très vite et où les carrières s’allongent, rester en mouvement est une opportunité », souligne-t-elle.
Dépasser la seule question de la légitimité
Le bilan, cinq ans après ? Concluant, puisque Maya vient d’élargir son périmètre et ses responsabilités. « Cette expérience m’a confirmé que je pouvais m’emparer de sujets complexes et construire une expertise, même sans être spécialiste au départ », raconte-t-elle. « Elle a aussi renforcé ma confiance dans le temps long, dans l’apprentissage continu. La légitimité se construit davantage par le travail et la persévérance que par la maîtrise immédiate », ajoute-t-elle.
Ce qui n’empêche pas Maya « d’avoir envie de déconstruire l’impératif moral de toujours oser ». « Il ne faut pas culpabiliser de ne pas oser à certains moments. Oser est parfois un luxe : il faut en avoir les moyens et que le contexte soit favorable ». Si ce n’est pas le cas, « se préserver et faire un pas de côté, c’est légitime », affirme-t-elle à rebours de certaines injonctions. « Quand les conditions sont réunies, oser, peut rester quelque chose de très simple, de mesuré, à savoir : essayer, ajuster, tout en acceptant la possibilité de l’échec », déclare-t-elle. « L’essentiel est de rester aligné avec soi-même et avec ses valeurs. Parfois, oser c’est juste être soi-même » conclut-elle.
Mina Desbois : « Oser, c’est aussi oser s’exprimer, oser demander »
En 2024, Mina a commencé à « oser » … une fois, deux fois, trois fois. Et elle s’en félicite. Arrivée chez Sfil en 2021 après plusieurs missions de consultante externe, elle occupait d’abord un poste dans la continuité de ses quinze ans de conseil dans le secteur bancaire. Résultat, au bout de trois ans, Mina en avait fait le tour et avait besoin de changement. « Et là, j’ai osé le dire, l’exprimer. Un grand pas, pour moi », souligne-t-elle.
« À l’écoute, Sfil me propose un poste … mais totalement différent de ce que j’avais fait avant, un sujet que je ne connaissais absolument pas », se souvient Mina. Proposition assortie d’une mission d’un an, afin d’« essayer ». « Et j’ai osé dire oui ! », raconte-t-elle. « J’ai fait confiance à mon entourage chez Sfil qui considérait que je pouvais le faire », précise-t-elle. Très vite, Sfil lui propose de pérenniser cette mission de « chargée de contrôle permanent ».
« J’ai réfléchi et j’ai proposé de revoir la fiche de poste, pour y ajouter une dimension de pilotage qui me paraissait pertinente », explique Mina. Une demande qui a encore nécessité qu’elle « ose ». D’autant qu’elle a évidemment dû argumenter, justifier, démontrer. « Je suis largement sortie de ma zone de confort mais le résultat a été concluant à de nombreux égards », affirme-t-elle.
Une nouvelle mission loin d’être impossible
« D’abord, je suis contente d’avoir osé changer de poste, de domaine, d’avoir osé dire oui à cette proposition et de m’être plongée à fond dans ces nouveaux sujets, j’apprends plein de choses », souligne Mina. « Et c’est bien aussi pour l’équipe dont la mission s’est enrichie avec ce nouveau volet « gestion de projet » », ajoute-t-elle. Redevenue « pilote », Mina est ravie : « Je travaille chez Sfil depuis 2017 et j’apprends encore tous les jours. Je rencontre encore de nouveaux interlocuteurs », se réjouit-elle.
Au-delà d’avoir changé son quotidien, ce mouvement a changé les perspectives de Mina. « Je suis très fière d’avoir transformé l’essai », ajoute-t-elle. « Cela m’a ouvert le champ des possibles. Maintenant je sais que je peux me mettre en danger, aborder un sujet que je ne connais pas. Cela ne veut pas dire que cela marchera à chaque fois, mais je sais que cela peut marcher », explique-t-elle. Sa conclusion ? « Il ne faut pas avoir peur. Il faut oser y aller, demander, dire les choses. Le challenge, c’est stimulant », sourit-elle.
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